Défendre nos industries, protéger nos travailleurs : l’heure des choix politiques a sonné !
Depuis des années, les gouvernements successifs nous promettent que « la réindustrialisation est en marche ». Mais la réalité reprend le dessus : la France a perdu des centaines de milliers d’emplois industriels et les grands groupes continuent de décider seuls de l’avenir de nos usines. Nous injectons des milliards d’euros d’argent public, sans suivi ni contrepartie réelle.
Dans la France entière, c’est la crise pour les industries sidérurgiques. Dunkerque, Florange Saint-Etienne, Lille, Custines, La Courneuve : nos usines sont en faillite. Redressement judiciaire, licenciement de masse, liquidation… Des milliers de Français perdent espoir et l’industrie disparaît au fur et à mesure.
La situation d’ArcelorMittal à Dunkerque est préoccupante. Malgré les importantes aides publiques destinées à “verdir” sa production, les projets de décarbonation sont pourtant suspendus ou retardés. Dans le même temps, l’entreprise délocalise ses investissements et multiplie les suppressions de postes
À NovAsco, trois sites sur quatre de l’aciériste font face à des redressements et sont voués à la liquidation. Cela représente plus de 500 emplois supprimés. Pour Erasteel dans l’Allier, c’est plus de 180 postes qui vont être supprimés.
En définitive, l’argent public est là, mais le pilotage politique est absent. Résultat : des territoires entiers restent dans l’incertitude ou se désertifient industriellement. Cela, alors même que des secteurs industriels tels que la sidérurgie pourraient être des piliers de l’industrie bas-carbone française.
Quand l’État renonce à orienter la production, ce sont les actionnaires qui gouvernent. Et leur priorité n’est ni l’emploi, ni le climat, ni le territoire : c’est le rendement immédiat.
Nous affirmons que la politique industrielle doit conduire à un réel pilotage, pas à des éléments de langage. Nous exigeons :
- Des contreparties obligatoires pour toute aide publique : emplois maintenus, productions localisées, décarbonation garantie.
- Un pilotage clair de l’État et des collectivités, avec les salariés et les syndicats autour de la table.
- Une stratégie assumée pour l’acier bas-carbone.
Aujourd’hui, l’industrie française est victime d’une fragmentation entre l’État, les régions, les intercommunalités et les groupes privés. Personne ne pilote vraiment. Pour que la réindustrialisation soit autre chose qu’un simple slogan, il faut clarifier les compétences, donner aux pouvoirs publics un vrai pouvoir d’orientation et de contrôle, et assumer une stratégie industrielle cohérente, durable et ambitieuse couplée à une ambition d’aménagement du territoire.
L’industrie ne se construit pas avec des promesses en l’air mais avec des choix politiques forts. Nous, jeunes socialistes, sommes prêts à porter ce combat pour nos industries et nos travailleurs !
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