Discours de João Martins Pereira - Président des Jeunes Socialistes Européens - lors du 17e Congrès à Paris

Chers camarades, chers amis,

Wow. Quel plaisir, quel honneur de me tenir devant vous ici, à la fin de notre dix-septième congrès,
et quel privilège unique d’avoir reçu votre soutien pour être Président de YES pour ce nouveau mandat.

Un rôle crucial pour notre organisation, une lourde responsabilité, et je vous promets à tous, et à travers vous, à tous les militants de vos organisations, de consacrer toute mon énergie pour être à la hauteur de votre confiance.

Merci infiniment pour votre confiance, votre vote et votre soutien, non seulement pour moi personnellement, mais aussi pour toute l’équipe, Irja, ma Secrétaire Générale, que je tiens à remercier pour m’avoir accompagné dans cette aventure pour constituer cette dream team, et également pour chacun des Vice-Présidents, les membres de la Commission de Contrôle ; félicitations à vous tous et merci pour votre engagement au sein de la plus grande organisation politique de jeunesse d’Europe, toujours au service de nos organisations membres, de notre famille politique et de la jeunesse européenne.

Chers amis, je voudrais tout d’abord remercier toutes celles et ceux qui ont rendu ce Congrès possible, malgré toutes les difficultés dans le monde, les membres de l’équipe, les volontaires des JS français, mais aussi celles et ceux qui m’ont accompagné ces derniers mois, et nous pouvons les applaudir, notamment Léon, Gwenaelle, Louis, Elias, Sarah, Alia, Morgan, mon président Rémi, ma secrétaire générale Maylis, ma trésorière Anzil, saluer également la confiance de ma présidente de toujours Emma, le soutien des équipes du parti, notamment Camille, Nicolas, Laurent, et toutes les équipes des prestataires.

Ce sont d’innombrables heures de travail et de sacrifices bénévoles pour nous accueillir dans les meilleures conditions possibles. Merci, merci, merci.

Applaudissons aussi chaleureusement Iris, qui a fourni un travail surhumain pour ce Congrès, son tout premier, et qui n’a pas compté ses heures, ses nuits et ses week-ends pour répondre à toutes les demandes, urgences et surprises qu’un tel événement implique.
Elle a été une véritable cheffe d’orchestre, une maestro. Muchisimas gracias Iris, todo esto no hubiera sido posible sin ti, y qué suerte la mía y la nuestra, como organización, tenerte en nuestro equipo!

Je voudrais remercier nos 4 président.e.s de séance : Ana, Georvin, Kasper, Maj, pour avoir mené nos débats durant ce Congrès. Ce fut un plaisir de travailler avec vous, et votre contribution a été décisive pour que ce congrès soit un processus institutionnel fonctionnel, sérieux mais aussi fluide, alors merci beaucoup pour votre dévouement, votre patience et pour avoir accepté cette mission importante.

Je remercie également tous les partenaires de notre famille politique européenne,
le PSE, le groupe S&D, FEPS, FES, le groupe du PSE au Comité des Régions, Rainbow Rose, PES Women, et tous les intervenants qui ont pris la parole ici ou participé aux diverses tables rondes.

Votre soutien enrichit nos débats, donne de la perspective à nos combats, et permet bien sûr l’organisation de ce type d’événement majeur pour notre organisation.

Le plaisir et l’honneur que j’ai évoqués sont d’autant plus marqués, vous l’imaginez bien, que nous tenons ce Congrès ici, en France, au milieu de mes camarades et amis présents et que je salue des Jeunes Socialistes français et du Parti Socialiste, à vos côtés Olivier, à un moment où nous luttons contre l’extrême droite et les libéraux et pour nos idéaux, pour offrir au peuple français, et aux Européens, une alternative crédible pour un avenir meilleur en nous plaçant au cœur de la gauche.

En tant que première force de gauche à l’Assemblée nationale et première force de gauche au Parlement européen, le travail mené par le Parti Socialiste doit nous inspirer collectivement, malgré les vents contraires, à ne pas céder un seul pouce aux forces réactionnaires.

Merci, chers camarades de l’exemple que vous nous donnez, et sachez que nous serons à vos côtés avec YES pour les prochaines échéances majeures que seront les élections municipales et les élections présidentielles !

Mes chers camarades, chers amis, je sais qu’il n’a pas été facile d’arriver ici, dans cette salle, depuis vos différents pays, avec plus de 45 délégations représentées.
Ile-de-France Mobilités et la RATP ne nous ont pas vraiment aidés.

Mais après Barcelone, dirigée par notre camarade Jaume Collboni, en Catalogne menée par notre camarade el President Salvador Illa, en Espagne, avec notre camarade Pedro Sanchez à la tête du gouvernement central, il était important pour nous de tenir ce Congrès dans un lieu comme Massy, une ville ouvrière, historiquement de gauche, qui a élu un député socialiste Jérôme Guedj avec sa suppléante Rafika Rezgui, maire de Chilly Mazarin, mais aussi une ville, Massy, gouvernée par les conservateurs depuis 1995, dans un département à droite, dans une région à droite, et dans une France… eh bien, vous connaissez la situation politique.

Après une grande métropole, nous nous retrouvons dans une ville de banlieue, en faisant la navette entre Massy et Paris intramuros, comme le font des centaines de milliers de travailleurs et d’étudiants chaque matin et chaque soir pour gagner leur vie.
Un territoire qui est un exemple, comme tant d’autres, d’un lieu où nous aussi, à YES, devons porter notre message d’espoir, de lutte et de progrès.

Un territoire marqué par une industrialisation rapide, la pauvreté et la tolérance, avec des bidonvilles jusqu’aux années 1970, notamment avec 800 Portugais vivant à quelques centaines de mètres d’ici, parmi lesquels des auteurs comme José Vieira, ou des figures importantes comme Laurete da Fonseca, enterrée ici, qui s’est battue avec les habitants de Massy contre l’expulsion qui menaçait ces Portugais, ces Portugais qui avaient fui la dictature de Salazar.

Une menace levée le glorieux 10 mai 1981, pour la première fois sous la Cinquième République, quand notre famille politique, les Socialistes, arriva au pouvoir en France derrière François Mitterrand.

C’est ici aussi que notre message doit être entendu, pas seulement dans les capitales, mais aussi dans les campagnes, les banlieues, les territoires ultramarins, dans les coins les plus reculés d’Europe, dans les États membres de l’UE ET dans les pays non membres.

Tenir ce Congrès dans ces murs donne encore plus de force à nos débats, aux mots prononcés à la tribune, à ceux écrits dans nos résolutions, ou même échangés dans les couloirs ou les chambres d’hôtel.

Nous avons parlé de politique sociale lors de ce Congrès, et nous l’avons fait dans une région où le taux de pauvreté des moins de 30 ans est de 20 %.
Nous avons parlé d’insertion professionnelle dans une ville où le chômage des jeunes atteint 20 %.
Nous avons parlé d’innovation et de transformation dans un territoire jeune, où plus de 40 % de la population a moins de 30 ans.

Bien sûr, si nous tenons ce Congrès, c’est aussi parce que nos statuts nous y obligent.

Mais si plus de deux cents délégué·e·s de toute l’Europe sont ici réuni·e·s, ce n’est pas uniquement parce que nos statuts l’imposent.

Nous le faisons parce que nous sommes collectivement convaincus que nous avons une voix à faire entendre sur chacune des grandes questions de notre époque, et nous ressentons une profonde responsabilité dans le fait de contribuer à renforcer notre famille politique pour y faire face.

Nous ressentons une profonde responsabilité à tenir des positions fortes sur la situation internationale,
et je suis très fier d’être le Président d’une organisation qui vient d’adopter des textes résolus, avec un soutien indéfectible, aujourd’hui comme hier, à l’Ukraine, à son intégrité territoriale et à son droit de vivre en paix face à l’agression russe et à ses alliés.

Une profonde responsabilité à défendre le droit international et les principes humanitaires fondamentaux en Israël et à Gaza, à condamner les attaques terroristes et le génocide en cours mené par Netanyahu, à exiger un cessez-le-feu immédiat et à enfin emprunter le chemin d’une solution à deux États.

Nous défendons l’ambition de redonner à la jeunesse de ces pays l’espoir d’un avenir sans bombes, sans mines, sans blessures, sans dizaines de milliers de morts, sans accumulation d’orphelins.

Une profonde responsabilité de toujours soutenir les jeunes face aux autocrates, en particulier en Europe, et spécifiquement en Serbie, avec leurs étudiant·e·s venu·e·s ici, en France, il y a quelques semaines, manifester contre Vucic et ses politiques, illustrant que ce qui arrive à la jeunesse dans un pays doit alerter toutes les jeunesses européennes, dans un élan de solidarité.

Dans la semaine du 14 juillet, fête nationale française, symbole de l’idéal de liberté universelle et de la fin des privilèges,
nous nous réunissons parce que nous sommes convaincus que, aujourd’hui comme toujours, nous avons des idées à défendre contre la déstabilisation de nos démocraties, contre les atteintes à la liberté d’opinion et d’expression, contre la désinformation et la concentration des médias, contre toutes les formes de racisme et de discrimination envers toutes les minorités.

Nous avons des idées pour réaliser ce que nous chantons dans Grândola Vila Morena : um dia, em cada rosto igualdade.

Des propositions pour réduire les inégalités,
pour construire des écoles émancipatrices,
pour des conditions d’étude et de travail dignes,
pour des services publics efficaces,
pour une santé accessible, y compris la santé reproductive et mentale,
pour mettre fin à la crise du logement grâce à l’intervention publique,
pour continuer à placer la crise climatique au cœur du débat politique.

Nous sommes réunis pour nous opposer au projet décadent de l’extrême droite, non pas avec résignation mais avec un idéal d’espoir, d’émancipation et de bonheur pour les jeunes.
Une foi dans l’avenir, leur avenir, notre avenir, une confiance dans notre puissance collective à changer la vie.

Comme le disait Jacques Delors en 1989 :
« Comment construire l’Europe si les jeunes n’y voient pas un projet collectif et la représentation de leur propre avenir ? »
C’est à nous, les Jeunes Socialistes Européens, d’incarner ce projet collectif, de faire de cette représentation de l’avenir des jeunes une réalité.

Nous sommes ici car, en tant que représentants des organisations de jeunesse et étudiantes, nous sommes profondément convaincus que les jeunes doivent porter leurs propres propositions.

Mais nous croyons aussi qu’ils doivent être au cœur du processus décisionnel. Pas simplement spectateurs ou commentateurs, mais acteurs de leur avenir et de leur présent, dès aujourd’hui.

Face à l’urgence des enjeux, et à la nécessité pour nous, la jeunesse européenne, d’y répondre, il est essentiel que notre organisation soit bien préparée.

Idéologiquement et opérationnellement.
Mais, chers camarades, nous avons de la chance.

Et moi, personnellement, j’ai de la chance.
Car aujourd’hui, ensemble, nous héritons d’un bijou légué par nos chers amis Enric et Sofie, que nous pouvons applaudir.

Après la période difficile de la pandémie, pendant laquelle, sous la direction de mes amies Alicia et Ana, nous avons pu préserver l’existence de notre organisation.

C’est à vous, Enric et Sofie, qu’est revenue la tâche de relancer toutes nos activités, de rétablir ce lien physique qui fait notre force, et de reconstruire, par exemple, notre Summer Camp.

Enric et Sofie, on dirait que c’est un seul mot, comme un vieux couple inséparable : vous avez laissé une empreinte indélébile sur notre organisation, et nous vous en sommes collectivement redevables et reconnaissants !

Sur une note plus personnelle, c’est avec beaucoup d’émotion que je succède à Enric, et que, par ce discours, je marque la fin de plus de dix ans que tu as consacrés à cette organisation unique.

Tu as tout fait dans cette organisation, tout.

Et si, comme je l’ai dit, tu as laissé ton empreinte sur YES, je tiens à ajouter que tu peux être extrêmement fier de tout ce que tu as accompli.
Enric, pour nous tous, et pour moi en particulier, tu es et resteras un point de repère, un phare dans le brouillard d’incertitude que le monde et l’avenir nous réservent.

Et au-delà de la camaraderie, c’est un immense privilège pour moi de te compter parmi mes amis.

A pesar de los cientos de kilómetros que separan Bruselas de París,
siempre que me han asaltado las dudas o el miedo sobre lo que la vida podía o había deparado,
tanto en la política como en lo personal,
tú has estado ahí en cada momento del día o de la noche.
Sé que puedo contar contigo y, te lo aseguro, puedes contar conmigo y con todos nosotros.
Te deseo todo lo mejor, en Bruselas o en Barcelona,
y esta preciosa casa a la que dedicaste tanto
siempre será tuya. Muchas gracias por todo !

À tes côtés, une secrétaire générale, et quelle secrétaire générale !
Sofie, tu as dirigé cette organisation avec brio, avec force, sérieux et détermination.

Toujours à la recherche du consensus le plus large, avec la volonté d’impliquer les organisations membres et tous les membres du Présidium autant que possible, tu as toujours, avec Enric, aidé à façonner notre organisation pour qu’elle puisse véritablement être une famille.

Et je voulais dire les mots suivants en danois, mais mon accent danois a encore besoin de travail, et quand j’ai écouté la traduction de ce que j’allais dire, je me suis dit qu’il valait mieux transmettre le message plutôt que de massacrer chaque mot :

Depuis le jour où nous nous sommes rencontrés en Croatie, quand nous avons découvert YES ensemble, tu m’impressionnes. Encore aujourd’hui, tu m’impressionnes.

C’est un honneur de te compter aussi parmi mes amis.
Tu as un avenir brillant, et j’espère qu’on se reverra bientôt à Bruxelles. Merci infiniment !

Je veux également remercier les Vice-Président·e·s et membres de la Commission de Contrôle qui concluent leur mandat :
Evelyn, Hanna, Alberto, Pablo, Pearl, Cecilia et Roi.

Merci infiniment pour votre engagement et tout le travail que vous avez accompli pour notre organisation et notre famille politique.
Vous avez porté haut les couleurs de YES, et je vous suis infiniment reconnaissant.

Nous devons protéger le bijou que vous nous laissez.
La fondation politique, notre coopération avec nos partenaires, et l’esprit de camaraderie doivent absolument perdurer, car c’est ce qui fait notre force collective.

Cet héritage, et la continuité à laquelle j’adhère, doivent servir de socle à notre organisation.

Un socle qui doit cependant permettre à l’organisation de s’adapter aux défis de notre temps que j’ai évoqués plus tôt.

C’est pourquoi je suis très fier que ce Congrès ait exprimé une volonté de revoir nos méthodes et habitudes, pour préserver et développer ce qui fonctionne, renforcer ce qui est encore sous-utilisé, et créer de nouvelles perspectives.

Mes chers amis, chers camarades, il n’y a qu’une seule chose qui guidera moi et mon équipe dans ce processus, un seul leitmotiv : être au service. Je vous ai prévenus ce matin, le voilà de retour.

Au service de notre famille politique, de tous nos partenaires, pour que nous soyons une source d’idées.
Être, comme on dit en France, la petite épine dans le pied du parti, l’épine dans la rose socialiste.

Nous serons toujours là pour faire des propositions concrètes sur tous les sujets, et vous pouvez compter sur nous, en équipe, pour porter la voix des jeunes.
Être au service de notre famille politique, c’est aussi faire le lien avec toutes nos organisations partenaires, syndicats, syndicats étudiants et ONG, pour que la bataille culturelle soit vraiment menée sur tous les fronts.

YES doit aussi être au service de toutes ses organisations membres, à qui nous devons rendre des comptes, qui doivent être au courant de nos activités, et avoir tout en main pour que le plus grand nombre possible de militant·e·s puisse participer.
Chers amis, voici l’engagement que je prends ici : faire tout ce qui est en mon pouvoir pour vous être utile, chaque jour.

Cette utilité prouvée de notre organisation, c’est ce qui rend YES si attractif, et je veux saisir cette occasion pour souhaiter la bienvenue et remercier nos amis de Rinia për VETËVENDOSJE du Kosovo et ceux de Place Publique Jeunes, que le Congrès a accepté respectivement comme membre à part entière et candidat à rejoindre notre organisation.
Votre candidature est la preuve que notre travail à YES n’est ni vain ni creux, mais que nous sommes bel et bien un outil vital du combat socialiste et social-démocrate.

Et enfin, à travers vous, chers délégués, j’espère que YES saura se mettre au service des jeunes d’Europe pour qui nous nous battons.

YES a donc un rôle majeur à jouer à partir de maintenant, grâce au travail fondamental mené par Enric et Sofie et dans leur continuité,
et c’est donc un immense honneur pour moi de recevoir votre confiance collective pour porter ce projet en tant que Président.

Cette confiance m’oblige et m’impose d’y mettre tout ce que je suis.

Né au Portugal, le pays d’Europe de l’Ouest ayant connu la plus longue dictature du XXe siècle, dans une si belle région alto minhota,

Melgaço, Fiães e São Gregório, terra de Alvarinho, de lampreia, de concertina e contrabando.

Pour fuir la pauvreté, comme des centaines de milliers de Portugais avant eux, mes parents, qui sont dans la salle, ont eu le courage d’aller dans un pays dont ils ne parlaient pas la langue, dont ils ne connaissaient ni l’histoire, ni la culture, ni la célèbre administration, emmenant avec eux leur fille de 11 ans et leur fils de 11 mois à Montreuil, en banlieue parisienne.

Les clichés des Portugais en France, maçon et femme de ménage, se levant aux aurores et fracassant leur corps et leur cœur,
eux qui ont connu les files d’attente interminables en préfecture pour renouveler leur titre de séjour, profondément convaincus que l’école française, l’école publique française, l’école de la République, serait celle qui nous permettrait de monter à peine quelques étages de l’ascenseur social, et peut-être d’avoir une vie meilleure, peut-être avec moins de sacrifices que mes parents.

Ces parents, qui m’ont donné le Portugal en héritage dans le cœur et dans le sang, la France dans la tête et comme horizon, l’Europe, comme projet de paix et de prospérité, le socialisme enfin comme unique outil pour l’émancipation, la vraie.
Papa, Mama, obrigado por tudo, tudo isto é por vós.

Votre confiance, chers délégués, exige que j’y mette tout ce que je suis, un fils, un frère, un mari aussi, avec la femme qui est à mes côtés depuis presque 10 ans, malgré les sacrifices, malgré les nombreuses soirées, les nombreux week-ends, les nombreuses réunions consacrées à différents engagements politiques, elle est toujours là.

Sandra, me completas, haces de mi un hombre mejor.
Hicimos de nuestra familia una pequeña unión ibérica, Dios quiera, aunque creemos que ya lo es, que nuestro hogar sea una pequeña Europa. Te quiero infinitamente y gracias por haberme elegido para ser tu marido.

Mes chers camarades, mes chers amis, je suis sûr que vous en conviendrez, les défis qui se dressent devant nous sont nombreux, et ils exigent que nous y mettions toutes nos forces.

Contre la tentation du fatalisme, nous avons une obligation morale de rester fermes dans notre volonté, notre engagement et notre enthousiasme.
Nous aurons besoin de vous tous et, je vous l’assure, nous sommes prêts,
YES est prêt.

Vive le socialisme, vive la jeunesse européenne, vive YES.
Merci beaucoup.