Résolution adoptée à l'unanimité du Bureau National le 15 décembre 2025

 

La liquidation judiciaire de Brandt, intervenue le 11 décembre 2025, est un nouveau chapitre de l’accélération de la désindustrialisation qui touche la France. Depuis le début de l’année 2024, ce sont près de 45 000 emplois qui ont été supprimés dans le secteur industriel.

Ce 11 décembre, plus de 700 salarié·es ont ainsi brutalement perdu leur emploi et vu leur trajectoire de vie sacrifiée sur l’autel du capitalisme mondialisé et financiarisé. Une fois encore, les travailleuses et travailleurs payent de leur sécurité économique et sociale des choix accès vers la seule rentabilité économique.

Les Jeunes socialistes se tiennent solidairement aux côtés des salarié·es de Brandt et de leurs familles et regrettent que le projet de Scop (société coopérative et participative) impliquant les salarié·es n'ait pu aboutir. Nous regrettons également que l’État n’ait pas joué son rôle en nationalisant, a minima temporairement, l’activité, afin de maintenir l’emploi.

La liquidation judiciaire de Brandt ne doit pas être une énième fermeture de site, mais un électrochoc politique poussant les pouvoirs publics à l’action. Parce que l’industrie est un bien commun, la réindustrialisation ne peut demeurer un slogan, mais doit s’incarner dans des mesures concrètes contre les logiques de marché et le dumping écologique et social.

Face à la déliquescence de notre tissu industriel, les Jeunes socialiste affirment la nécessité d’une stratégie de réindustrialisation volontariste et écologique et portent :

  • Un plan de réindustrialisation massif pour enclencher la réorientation écologique de notre économie et la réindustrialisation de nos territoires.

  • L’interdiction des fermetures d’entreprises ou des délocalisations d’activités économiquement viables et la possibilité de réquisition ou de nationalisation pour maintenir l’activité industrielle.

  • Un soutien public affirmé aux projets de reprises d’activité portés par les salarié·es, notamment sous forme de Scop.

  • La sécurisation des emplois et des parcours professionnels avec la création d’une garantie de transition permettant le maintien de l’intégralité du salaire pendant une année de formation ou de reconversion.